Les résultats au bout de 15 ans ont été comparés selon que la fundoplicature de Nissen a été effectuée par laparoscopie ou chirurgie classique. Un total de 86 patients a été inclus dans cette étude dont 48 ont bénéficié d’une fundoplicature de Nissen par laparoscopie. Le résultat sur les symptômes à long terme a été semblable entre les 2 groupes. Dans le groupe laparoscopie, 91.7% des patients ont donné une évaluation positive de leur résultat par rapport à 76.3% des patients du groupe chirurgie.. Un nombre significativement plus grand de lâchage de la plicature et d’éventration est survenu dans le groupe chirurgie par rapport au groupe laparoscopie. Á la fois l’évolution subjective et les découvertes endoscopiques et cliniques de cette étude ont été en accord avec les évolutions antérieurement rapportées 11 ans après la fundoplicature de Nissen par laparoscopie vs chirurgie. Cette étude a trouvé une tendance au besoin de la prise régulière d’IPP avec le temps passé après la fundoplicature de Nissen. En conclusion, les résultats à 15 ans obtenus dans cette étude définissent la fundoplicature de Nissen par laparoscopie comme la procédure de choix dans la prise en charge chirurgicale du reflux gastro-oesophagien. Les résultats symptomatiques à long terme de la fundoplicature de Nissen par laparoscopie ou chirurgie semblent stables après les 10 premières années postopératoires.
(Commentaires : encore une preuve qu'on peut travailler moins pour gagner plus)
Les patients (n=146 dont 101 hommes – âge moyen : 62 ans) ayant bénéficié d’une bilobectomie pour CBP entre Octobre 1998 et Août 2009 ont été revus rétrospectivement pour analyse de l’innocuité et des résultats oncologiques de la technique. Il y a eu 77 bilobectomie lobe supérieur/lobe moyen et 69 lobe moyen/lobe inférieur. Les indications ont pris en compte la diffusion tumorale au-delà de la scissure chez 27 patients (18.5%), la présence d’une tumeur endobronchique chez 39 (26.7%), la diffusion tumorale ou ganglionnaire de la bronche intermédiaire chez 66 (45.2%) et une invasion vasculaire chez 14 patients (9.6%). Une résection étendue a été pratiquée chez 24 patients (16.4%). Un traitement d’induction a été effectué chez 43 patients (29.4%). La mortalité à 30 jours a été de 1.4% (n=2). La morbidité globale a été de 47.2%. La persistance moyenne du drain thoracique a été de 7 jours (entre 6 et 46 jours). La survie globale à 5 ans a été de 58%. Des différences significatives dans la survie ont été observées selon les différents stades (stade I : 70% - stade II : 55% - stade III : 40% ; p=0.0003) et le statut ganglionnaire (N0 : 69% - N1 : 56% - N2 : 40% ; p= 0.0005). Une résection étendue et une bilobectomie impliquant le lobe supérieur ont influencé négativement la survie. Une analyse multivariée a montré qu’une résection étendue, une atteinte ganglionnaire avancée, une bilobectomie lobe supérieur/lobe moyen affectent négativement le pronostic. En conclusion, la bilobectomie est associée à une faible mortalité et une majoration de la morbidité. La survie dépend du stade de la maladie et de la diffusion ganglionnaire. Le pronostic optimal est obtenu chez les patients ayant bénéficié d’une bilobectomie lobe moyen/lobe inférieur sans extension de la résection.
(Commentaire : coupez coupez en restera-t-il toujours quelque chose !)
Pour évaluer la prévalence et les implications pronostiques de la coexistence d’une dysfonction ventriculaire gauche chez les patients souffrant de BPCO et d’une obstruction bronchique chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive chronique, cette étude prospective de cohorte a inclus des patients de 60 ans ou plus avec insuffisance cardiaque congestive chronique (n=201) et BPCO stable confirmée cliniquement et fonctionnellement (n=218). La prévalence d’une obstruction bronchique chez les patients avec insuffisance cardiaque congestive chronique a été de 37.3% et la prévalence de la dysfonction ventriculaire parmi les BPCO a été de 17%. La présence d’une dysfonction ventriculaire chez les BPCO a eu tendance à augmenter le risque de mort au cours du suivi (HR : 2.34). La présence d’une obstruction bronchique chez les patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive chronique n’a pas influencé la survie. Il est conclu qu’insuffisance cardiaque congestive chronique et BPCO coexistent fréquemment et que la dysfonction ventriculaire détériore la survie chez les patients BPCO. En prenant en compte la forte prévalence et les implications pronostiques de la dysfonction ventriculaire, une évaluation de routine soit par BNP soit par échocardiographie doit être envisagée chez les patients souffrant de BPCO.
Pour comparer les mesures objectives et subjectives de l’observance des enfants à la prise de CI ou d’un placebo, une étude a été conduite sur l’observance évaluée par les données auto-rapportées et objectives chez les enfants de 5-12 ans souffrant d’asthme léger à modéré prenant de façon randomisée soit 200µg 2 fois par jour de Budésonide inhalé (n=84) soit un placebo (n=56) pendant 4 ans. Une observance inférieure à 80% a été vue chez 75% des 140 enfants quand elle a été mesurée objectivement mais seulement chez 6% des enfants sur les données auto-rapportée. Il y a eu un faible agrément entre mesures objectives et subjectives de l’observance d’au moins 80%. L’observance auto-rapportée sur la période de 4 ans a généralement surestimé l’observance mesurée objectivement (93.6% vs 60.8%). Il est conclu que les chercheurs doivent utiliser les données objectives de l’observance plutôt que les données auto-rapportées pour identifier les participants d’essais cliniques avec de faibles taux d’observance du traitement objet de l’étude.
(Commentaire : si maintenant on a plus le droit de mentir)
Publié par Claude KRESPINEle 24/01/2012 17:23:36 (29 lectures)
Interpréter les résultats de la fonction pulmonaire en prenant comme seuil 80% des valeurs de référence (VR) vs des seuils fixés identifie les patients à risque augmenté de mortalité.
Pour différencier les stades GOLD de la BPCO, on utilise un chiffre fixé à 70% du rapport VEMS/CVF comme seuil pour définir l’obstruction. D’autres utilisent les limites inférieures de la normale (LIN) du rapport VEMS/CVF, du VEMS et de la CVF pour définir une anomalie. Cette étude a recherché à identifier le risque de mort par BPCO en comparant les anomalies déterminées par les critères du GOLD à ceux déterminés à partir des critères de la LIN. Il a ainsi été inclus 13 847 sujets dont 3 774 sont décédés au cours du suivi. Sur l’ensemble des sujets classés comme obstructifs et restrictifs sur les critères GOLD, respectivement 20.9% et 18% ont été classés comme normaux selon les critères de la LIN. Par rapport aux sujets avec fonction pulmonaire considérée comme normale sur les critères de la LIN, la mortalité a été augmenté chez les obstructifs (HR : 1.46) et les restrictifs (HR : 1.94) sur les critères GOLD. Au total, les sujets classés comme normaux selon les seuils de la LIN mais obstructifs ou restrictifs selon les critères GOLD ont un risque plus important de mortalité.
(Commentaire : Si l'on ne veut pas savoir, On n'a pas intérêt à se faire une EFR à la mode GOLD)
Des associations potentielles entre CRP ultra sensible (CRP-us), fibrinogène et fonction pulmonaire ont été recherchées chez 1 466 personnes âgées de 25-85 ans dans la population générale. Dans cet échantillon de population, les résultats de la pléthysmographie corporelle, de la spirométrie, de la dilution de l’hélium et de la capacité de transfert du CO (DLCO) ont été analysés. Après ajustement sur les facteurs de confusion potentiels tels le tabagisme, l’obésité et l’état cardiorespiratoire, il y a eu une association inverse de la CRP-us avec le VEMS et les volumes pulmonaires statiques. L’inflammation n’a été associée à la limitation des débits proximaux ni dans la population en bonne santé apparente ni dans l’ensemble de la population générale. Chez les seuls fumeurs, l’élévation de la CRP-us et du fibrinogène ont été associés à une altération de la DLCO. Au total, il est montré que les taux plus élevés de CRP-us sont associés à une diminution des volumes pulmonaires dans la population générale sur une large tranche d’âge. Une relation consistante entre la limitation des débits proximaux et l’inflammation n’a pas été vérifiée. Le tabagisme est lié à une altération de la DLCO en association avec une augmentation de l’inflammation systémique.
(Commentaire : Le corps s'enflamme et le poumon trinque)
L’expression sérique de la myostatine, régulateur négatif de la masse des muscles squelettiques, impliquée dans plusieurs maladies sévères avec atrophie musculaire et cachexie, et sa relation avec la détérioration musculaire dans les BPCO ont été étudiées chez 71 patients souffrant de BPCO stable et 60 sujets en bonne santé appariés sur l’âge. Les taux sériques de myostatine ont été significativement augmentés chez les patients souffrant de BPCO par rapport aux témoins (11.85 +/-4.01 ng/mL vs 7.46+/-2.21ng/mL ; p<0.01), tandis que la masse musculaire squelettique totale était significativement diminuée dans les BPCO vs témoins (20.81+/-1.74kg vs 27.31+/-2.18kg pour les hommes et 11.70+/-0.56kg vs 19.89+/-1.47 pour les femmes – p<0.05 dans les 2 sexes). L’analyse de corrélation de la régression sur tous les patients souffrant de BPCO a montré que les taux sériques de myostatine n’étaient pas significativement corrélés à la masse musculaire squelettique totale mais aux taux de TNF-alpha. Cependant, avec une stratification selon le sexe, les taux sériques de myostatine étaient inversement corrélés à la fois à la masse musculaire squelettique totale et à l’IMC dans le sous groupe des patients de sexe masculin. Cette étude démontre que les taux de myostatine circulante sont élevés dans les BPCO et leur relation avec la masse musculaire squelettique totale chez les patients de sexe masculin suggérant que la myostatine contribue à la détérioration des muscles squelettiques dans les BPCO.
(Commentaire : A quand l’anti myostatine ? Allez les labo à vos éprouvettes !!)
Publié par Claude KRESPINEle 11/01/2012 09:31:35 (29 lectures)
Facteurs de risque de rechute tumorale chez les patients souffrant de cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBPNPC) à un stade débutant (I et II).
Pour évaluer les facteurs de risque de rechute tumorale chez les patients qui ont eu un CBPNPC complètement réséqué, 1 967 patients consécutifs souffrant de CBPNPC aux stades I ou II selon la 7ème classification TNM qui avaient bénéficié d’une résection complète ont été suivis. L’absence de rechute à 5 ans pour les tumeurs aux stades I, IIN0 et IIN1 a été respectivement de 84%, 61% et 54%. En analyse multivariée, 3 variables (différenciation histologique, effraction vasculaire et diffusion au niveau de la plèvre viscérale) dans le groupe au stade I et 2 variables pour le groupe aux stades IIN0 et IIN1 (adénocarcinome, invasion de la plèvre viscérale) se sont révélées être indépendamment des facteurs de risque significatifs de rechute. L’analyse des sous-groupes, selon qu’ils combinaient ou non ces facteurs de risque, a montré que l’absence de rechute à 5 ans a été de 63% pour le stade I avec les 3 facteurs de risque, tandis que pour le stade IIN0 et IIN1 en l’absence de ces facteurs de risque décrits plus haut, l’absence de rechute à 5 ans a été respectivement de 83% et 78%. Il est conclu que chez les patients souffrant de CBPNPC aux stades I ou II, il a été identifié des facteurs de risque de rechute. Quand ces facteurs sont associés, il est possible d’isoler des sous groupes à risque élevé ou faible au sein de chaque groupe.
(Commentaire : et dire qu’il suffirait de ne pas commencer à fumer)
L'effet du statut tabagique sur la qualité de vie après chirurgie d'un CBP non à petites cellules (CBPNPC) a été prospectivement étudié chez 70 patients consécutifs ayant bénéficié d'une lobectomie ou pneumonectomie par un questionnaire rempli en préopératoire puis à 1,3,6 et 12 mois en postopératoire. Dans le groupe des patients analysés, 9(13%) étaient non-fumeurs, 20 (29%) ex-fumeurs, 6(8%) fumeurs récemment sevrés et 35 (50%) fumeurs persistants. Ces 4 groupes avaient en préopératoire des caractéristiques et des scores de qualité de vie comparables, à l'exception des non fumeurs souffrant d'un moins bon état physique et cognitif et de plus intenses douleurs thoraciques. Chez les non-fumeurs, tous les scores de qualité de vie étaient retournés à leur état initial 3 mois après la chirurgie. Les ex-fumeurs se plaignaient d'une chute de leur capacité physique à 3 mois et une chute de leur activité physique à 12 mois. Ils se plaignaient d'une augmentation significative de leur dyspnée au cours des 6 mois après la chirurgie. Les fumeurs récemment sevrés présentaient une altération de leur aptitude physique de plus longue durée à 6 mois de leur intervention et une dyspnée invalidante à 3 mois postopératoire. Pour les fumeurs persistants, à 12 mois, il n'y avait pas encore de retour à l'état initial de l'état général, de l'activité physique et sociale, avec aggravation persistante de la dyspnée. Ils se plaignaient également d'asthénie les 3 premiers mois postopératoires. En conclusion, l'arrêt du tabagisme est bénéfique sur toute la durée postopératoire après chirurgie du CBPNPC et le tabagisme persistant au moment de la chirurgie est associé à une mauvaise qualité de vie postopératoire.
(Commentaire: Le tabac pue, pollue et tue...on ne le dira jamais assez)
Publié par Claude KRESPINEle 03/01/2012 10:29:52 (68 lectures)
PPC contre le syndrome métabolique chez les patients souffrant de SAOS.
Sharma S.K. et al. N Engl J Med ; 2011 ; 365; 24: 2277-2286. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1103944?query=TOC Un total de 86 patients dont 75 (87%) avaient un syndrome métabolique a complété cet essai en double aveugle contre leurre pour clarifier si le traitement du SAOS par PPC pourrait agir sur le syndrome métabolique et ses composants. Les patients ont donc bénéficié de la PPC pendant 3 mois puis pendant 3 autres mois ont été traité par une fausse PPC avec une période de sevrage d’un mois entre les 2 traitements. Le traitement par PPC (vs PPC leurre) a été associé à une diminution moyenne significative de la pression artérielle (PA) systolique (3.9mmHg), de la PA diastolique (2.5mmHg), de la cholestérolémie totale (13.3mg/dL), du c-HDL (13.3mg/dL), du c-LDL (9.6mg/dL), des triglycérides (18.7mg/dL) et de l’HbA1c (0.2%). La fréquence du syndrome métabolique a été réduite après PPC chez 11 des 86 patients soit 13% vs 1/86 patients soit 1% sous fausse PPC. Une HTA brutale est apparue chez 1 patient sous PPC initiale et une intolérance à la PPC s’est développé chez 2 autres patients. Enfin un autre malade a refusé de continuer à utiliser la fausse PPC. Au total, chez les patients avec SAOS modéré à sévère, 3 mois de PPC diminuent la PA et inversent partiellement les anomalies liées au syndrome métabolique.
(Commentaire : PPC contre syndrome métabolique...la sécu va faire la gueule !)
Les patients souffrant de sarcoïdose avec symptômes invalidants persistants qui avaient bénéficié d’une TEP au 18FDG entre juin 2005 et juin 2010 (n=89) ont été rétrospectivement inclus pour évaluer la présence d’une activité inflammatoire chez ces malades. Les résultats positifs en 18FDG-TEP ont été classés en sarcoïdose thoracique et/ou extra thoracique. Les marqueurs sérologiques de l’activité inflammatoire, enzyme de conversion de l’angiotensine (ACE), récepteur solubles de l’IL-2, et néoptérine ont été également mesurés. Chez 65/89 (73%) des patients étudiés, la 18FDG-TEP a été positive et 52 d’entre eux (80%) avaient des signes sérologiques d’activité inflammatoire. La 18FDG-TEP a été positive chez 14/15 patients avec radiographie thoracique objectivant une sarcoïdose au stade IV. Une activité inflammatoire extra thoracique a été objectivée chez 80% des patients avec 18FDG-TEP positive. La sensibilité des marqueurs sérologiques de l’inflammation reflétant l’activité inflammatoire telle que détectée par 18FDG-TEP a été de 80%, la spécificité de 100%, la valeur prédictive positive de 100% et la valeur prédictive négative de 65%. Au total, la majorité des patients souffrant de sarcoïdose avec symptômes persistants invalidants, y compris ceux au stade IV radiologique, a eu une 18FDG-TEP positive avec de façon remarquable des atteintes extra thoraciques. La 18FDG-TEP semble avoir un intérêt complémentaire pour évaluer l’activité inflammatoire chez les patients souffrant de symptômes persistants en absence de signes sérologique d’activité inflammatoire et pour détecter les atteintes extra thoraciques.
(Commentaires : Enfin les TEP/TDM pour les sarcoïdoses...moins ça brillera plus on sera content)
La prévalence et les facteurs de risque d’un retentissement fonctionnel pulmonaire ont été investigués chez 220 survivants à long terme d’un cancer dans l’enfance dont 193 (97.7%) avaient effectué une EFR en moyenne 18 ans après le diagnostic. 85(44%) sur les 193 avaient développé une altération de la fonction pulmonaire. Ces altérations étaient présentes quel qu’ait été le type de traitement. Les atteintes fonctionnelles les plus prévalentes étaient de nature restrictive (17.6%) et un trouble de la capacité de transfert du CO (39.9%). Les modèles de régression logistique multivariée ont montré que par rapport à un traitement par la seule Bléomycine, une radiothérapie, une radiothérapie associée à la Bléomycine et une radiothérapie avec chirurgie étaient associées au plus fort risque d’altérations de la fonction pulmonaire. En conclusion, la prévalence de l’altération de la fonction pulmonaire chez les adultes survivants à long terme de cancer dans l’enfance qui ont reçu un traitement potentiellement pneumotoxique est élevé. La Bléomycine, la radiothérapie et la chirurgie pulmonaire sont toutes associées à une altération de la fonction pulmonaire. La radiothérapie pulmonaire, particulièrement en combinaison avec la Bléomycine ou la chirurgie est le facteur de risque le plus important. Ceci met en relief la nécessité de conseils et d’un suivi adaptés pour cette population de patients.
(Commentaire : les suivre à long terme après un cancer c’est déjà pas si mal)
Publié par Claude KRESPINEle 23/12/2011 11:45:41 (36 lectures)
Lobectomie chez les octogénaires souffrant de cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBPNPC): conséquences sur l'augmentation de l'espérance de vie et les bénéfices de la chirurgie minimalement invasive.
Port J-L et al. Ann Thorac Surg; 2011; 92; 6: 1951-1957.
Pour déterminer si l'approche par chirurgie thoracique vidéo-assistée (CTVA) chez les octogénaires vs thoracotomie chirurgicale apporte un bénéfice dans ce groupe, cette revue rétrospective d'un seul service a inclus 121 patients âgés de 80 ans ou plus qui ont eu une lobectomie dont 40 CTVA et 81 thoracotomie chirurgicale (TC). Par rapport à la TC, les patients ayant eu une CTVA ont souffert de moins de complications (35% vs 63%, p=0,04) et ont été moins susceptibles de nécessiter un séjour en réanimation (2,5% vs 14,8%, p= 0,038) ou une réhabilitation après la sortie (5% vs 22,5%, p0,015), En analyse multivariée, la CTVA a été un prédicteur indépendant de la réduction des complications (OR:0,35), Les comparaisons de survie n'ont pas objectivé de différence significative entre les 2 techniques soit en analyse univariée des patients au stade I (Á 5 ans, CTVA: 76% - TC: 65,3%, p=0,111) ou en analyse multivariée de la cohorte entière (HR ajustée: 0,59), En conclusion, les octogénaires souffrant de CBPNPC peuvent bénéficier d'une résection avec faible mortalité et une survie au stade I comparable à celle de la population générale souffrant de CBPNPC. L'approche d'une résection par CTVA réduit la morbidité à cet âge chronologique avec une hospitalisation plus courte, une moindre nécessité de soins intensifs et le besoin moins fréquent d'une réhabilitation postopératoire,
(Commentaire: encore une raison de plus de râler...pour les caisses de retraite)